mercredi 3 avril 2013

La Hot Line, j'ai pô tout compris...



(by Chou)

Sous Pharaon, ils ont eu les 7 plaies ; au moyen-âge, la peste ; à l’époque moderne, nous avons la Hot Line ! Je ne crois pas qu’on puisse imaginer pire supplice.


Depuis hier, notre Box est bloquée en mode « fatal error » et je n’ai toujours pas trouvé le courage de sortir les papiers d’abonnement du fournisseur d’accès pour joindre ses techniciens. Fournisseur d’accès à quoi, au fait ? Exclusivement  à l’internet en ce qui nous concerne, malgré notre abonnement à 3 services groupés...!



 
Pourtant, nous qui ne pouvons pas souvent suivre les diffusions en direct, la box offrirait un super service - si elle fonctionnait : celui du replay. Mais bien sûr, ce serait trop beau : En réalité, cela ne marche pratiquement jamais chez nous… ! Soit le débit est insuffisant, soit les CPU sont désynchronisés (oui je maîtrise le vocabulaire électronique depuis que j’ai une box à la maison), soit le service est en maintenance, etc, etc…


Ne supportant pas de payer pour rien, je me bats régulièrement avec l’installation et les Grands Manitous de la Hot Line pour la faire fonctionner. Car n’étant pas doté de pouvoirs surnaturels, je suis contraint, pour mon plus grand désespoir, de faire appel aux services techniques du fournisseur d’accès.


Et c’est là que je voulais en venir en parlant de supplice des temps modernes… !


Peut-on croire que le personnel impliqué dans les Hot Lines n’ait d’autre tâche que de mettre vos nerfs à vifs ? Ils commencent par vous accueillir comme des robots : « bonjour, bienvenue sur notre plateforme technique, Bidule à votre service, que puis-faire pour vous ? ». 


Puis ils reformulent systématiquement les réponses que vous leur donnez, accompagnées de votre nom : 
« si j’ai bien compris, Monsieur Chou d’Onee, votre box ne clignote plus », 
« si j’ai bien compris, Monsieur Chou d’Onee, votre ligne ne sonne plus ».  

Vous pourriez leur faire répéter n’importe quoi : 
« si j’ai bien compris, Monsieur Chou d’Onee, votre jambon a pris une vilaine couleur verte dans votre frigo ». 


Enfin, ils vous prennent soit pour un Polytechnicien, soit pour le dernier des débiles
« Monsieur Chou d’Onee, vous suivrez les instructions suivantes à la ligne : vous débranchez les CPU après les avoir mise en mode off line, vous connectez le récepteur coaxial sur la sortie arrière de votre box, vous branchez le câble éthernet sur la prise jaune disposée à cet effet, et vous redémarrez le tout ». 
Ou alors : « Monsieur Chou d’Onee, votre box indique-t-elle l’heure, vous savez, les 4 gros chiffres qui changent tout le temps à l’avant de l’appareil ? ».


Je voudrais tous les vouer aux gémonies, ce bout de falaise au flanc du Capitole sur lequel les Romains exposait les cadavres des suppliciés (J’y suis allé il y a 2 ans, c’est très joli. Bref.).


Quand vous achetez votre baguette, voulez-vous que la boulangère vous explique le détail de la culture du blé, sa transformation en farine, l’art du pétrin, etc… ? Non, vous voulez juste votre pain quotidien bien mérité, c’est tout. Et bien moi, c’est pareil pour ma box, je voudrais simplement appuyer sur une zappette et en profiter. Mais il est, hélas ! illusoire d’espérer échapper aux sbires des fournisseurs d’accès.


Ils veulent nous épuiser pour mieux nous forcer à payer des services qui ne fonctionnent pas ou dont nous n’avons cure. Donc, si vous êtes plus courageux que moi aujourd’hui et que vous avez toutes les audaces pour affronter l’ennemi, vous pouvez leur dire de me rappeler !


C’est vrai quoi, l’homme de Néendertal qui chassait le Mamouth était une mauviette comparée à nous qui nous mesurons aux hot lines. Vous ne croyez pas ?

vendredi 29 mars 2013

Lettre ouverte à Longchamp



Cher cheval qui court,

Tu sais que j'ai un attachement tout particulier pour toi du fait de notre passion commune, 

Tu sais aussi que je suis très soigneuse de mes affaires et du cuir en particulier, que j'affectionne plus que le reste - probablement en hommage à ladite passion commune.

Pourtant, tu as osé me vendre un sac en cuir beige qui, bien que magnifique et idéal par ailleurs, est devenu littéralement de la couleur de mon t shirt dès les 5 premières minutes où je l'ai porté, et ce sans qu'il y ait ni chaleur ni humidité.

Etrangement, j'avais pourtant porté ce t-shirt avec d'autres sac clairs sans qu'il ne se passe rien... 


Alors cher Longchamp, 

Si je ne pensais évidemment pas que le beige allait rester immaculé, 

Que, même, j'espérais bien qu'il allait se patiner et savais aussi que je ne devais pas le porter sous la pluie ou la transpiration avec du noir par exemple (ce que je n'ai du coup pas fait, CQFD), 

Le fait qu'il prenne systématiquement et par tout temps la couleur de mes habits ou de ce sur quoi il est posé relève quand même - il faut bien le dire - du foutage de g*** : Car quel est le rôle du sac à main, surtout dans cette gamme de prix, si ce n'est de nous accompagner partout ?
 
Bref, cher ami, tu as merdé. Tu m'as obligée à aller chercher du lait pour détacher et protéger le dos de mon sac du contact de mes vêtements, et ce dès le premier jour et pour le première fois de ma vie - et dieu sait que ma vie a vu défiler des sacs en cuir, pourtant !

Pire : Malgré cela, et malgré le soin amoureux que je porte à mes sacs en les rangeant dans leur housse, leur épargnant pluie, soleil, poussière et saleté autant que possible, mon précieux a pris une teinte jaune tout autour du rabat : tu avoueras qu'un sac à main avec la jaunisse, c'est tout de suite moins élégant. L'élégance, c'est pourtant un peu ce que tu m'as vendu au départ... Et bien vendu, en plus !




Le pire, c'est que ma première acquisition chez toi avait déjà eu le problème du cuir qui prend la couleur de ce qu'il touche. Mais comme il n'avait pas fait d'autres caprices, je l'avais toléré - même si encore une fois il suffisait d'un tout petit contact avec n'importe quel objet coloré. 

Cependant, tu avoueras que deux fois de suite, c'est trop cher payé.

Alors voilà, cheval qui court (toujours aussi "cher", mais plus à mon coeur) : Je n'ai fait aucune réclamation parce que je sais bien que dans ce cas-là c'est toujours la faute du client.

Je ne demande pas non plus la lune, puisque tous tes concurrents que j'ai pu tester (et tu peux me croire, c'est une amoureuse des sacs à main qui te parle) ont trouvé grâce à mes yeux et ont pour l'instant réussi un sans fautes - pourtant je leur en fais subir plus, de ce fait.

En revanche, à ce stade de notre relation, je me vois, par ta faute, contrainte et forcée de boycotter ta marque et même de te faire de la mauvaise pub, ce qui n'est pas mon genre mais, faut pas pousser, à ce prix là on peut s'attendre - et on a le droit - à un minimum de qualité !

Je ne te dis pas merci ;
Ni à bientôt, hélas, j'ai déjà donné deux fois et ça m'a plus que suffi.

Adieu, cheval qui court.
Bon vent et bonne course... contre la qualité.

Une cliente très déçue,
Onee-Chan,




dimanche 24 mars 2013

Ma femme est photographe et c’est pas banal



Ce matin, alors que je préparais tranquillement le petit déjeuner dans la cuisine, un évènement s’est produit, qui ne serait pas ordinaire du tout pour un couple dont la femme n’est pas photographe.

J’ai vu, de dos, Ma Onee Chérie perchée sur une chaise qui regardait fixement le dessus du buffet de la salle à manger. Un long moment s’est alors passé. Ponctué de « clic » « clic » « clic ». Qu’avait-elle attrapé et pétrifié par son seul regard ? Un mini-robot explorateur de mondes nouveaux envoyé par des extra-terrestres ? Etait-elle envahie d’une folie soudaine la conduisant à vouloir passer le reste de sa vie debout sur des chaises ?

Non : elle prenait simplement un livre en photo, pour publier un article à son sujet sur son blog de lecture

Ce genre de scène se produit très fréquemment à la maison. Je trouve Onee allongée par terre fascinée par le dessous du radiateur du salon, ou rampant sous les chaises pour attraper la bonne lumière, ou accrochée à la tringle des rideaux pour une vue plongeante (là j’exagère un tantinet…).

Le jardin n’y échappe pas. Onee qui fait 13 fois le tour du pommier en fixant la base du tronc. Onee qui  plonge la moitié de son joli corps dans un bosquet et qui y passe de longues minutes.






Je me demande parfois ce que les voisins doivent en penser. 

Et vous ? 

Je me dépêche de publier cet article pour vous interroger pendant qu’elle prend sa douche. 

Chou

mercredi 20 mars 2013

Quand Charly ne sait pas danser le Tango...

Il faut que je vous raconte à quel point les gens me font parfois mourir de rire : Au boulot - un lundi de surcroit - ma collègue a dû s'absenter de son poste et m'a demandé de prendre ses appels. La ligne de son téléphone retentit et je réponds distraitement, en continuant  d'écrire sur mon clavier, pensant simplement demander à l'interlocuteur de rappeler dans 20 minutes si je ne peux pas le renseigner.

C'était sans compter sur le fait que la personne avait déjà appelé deux fois : Je lui demande donc son nom pour que ce soit ma collègue qui la rappelle dès qu'elle pourra... C'est là qu'il s'est passé un truc complètement improbable et surréaliste : Elle me décline alors son identité, composée de toute une ribambelle de prénoms qu'elle m'a égrainés comme un chapelet, sans prendre sa respiration : Tiffany-Olivia-Rachel-Caroline-Hélène-Isabelle*.




A l'écoute des deux premiers prénoms, je me dis qu'elle me donne son prénom composé avant de me dire son nom ; Au troisième prénom, je me dis qu'elle me donne peut-être son état civil complet...? Au quatrième prénom, je me suis dit qu'ils étaient peut-être plusieurs de la même famille dans ce dossier mais, arrivé au sixième prénom, là je la coupe dans son élan et lui demande de bien vouloir me confier simplement son nom de famille ou le nom de son dossier.

Elle me répond : "Mais oui, c'est bien ce que je fait !" et recommence inlassablement à réciter les mêmes prénoms, dans le même ordre, toujours sans respiration. Je l'arrête à nouveau et lui explique que je ne comprends pas ce qu'elle me dit, je voudrais juste SON N-O-M ! "Mais oui c'est ça je vous le répète" - et c'est reparti...!

Bon à ce stade je n'ai pas insisté, comme les clients de ma consoeur sont parfois un peu plus dingues que ceux de mon service, je dis ok, on vous rappelle (pour m'en débarrasser, vu qu'elle ne voulait dire qu'à la personne concernée pourquoi elle appelait). Je me tourne vers une autre collègue qui me regardait, hilare. Je lui explique et elle me dit que c'est sûrement une histoire de succession, et que c'est pour ça qu'il y a plein de prénoms.

La collègue concernée revient et, n'ayant aucun nom à donner à lui donner, je lui tends ma ribambelle de prénoms en espérant qu'elle saurait de quoi il s'agit... Mais non, elle reste interdite. Et nous voilà toutes les trois comme des ronds de flan, écroulées de rire, un peu ébaubies, aussi. Puis vient le soir et, bien sûr, je raconte l'anecdote à Chou, toujours morte de rire, en lui faisant remarquer que les gens ne sont vraiment pas nets...

C'est là qu'il me regarde, répète les prénoms comme s'il réfléchissait à voix haute et, au moment même où il s'apprête à me donner la solution je la comprends : TORCHI* ! La femme me faisait le coup du Tango-Charly ! Non mais sérieux, avant d'épeler son nom elle pouvait pas l'annoncer et préciser qu'elle allait l'épeler ?


Alors Mesdames et Messieurs :

Tango-Charly** à tous les aviateurs qui me lisent et peuplent cette planète, dites-vous bien une chose : votre charcutier, votre notaire, ou même votre parfumeur ont appris à parler normalement, eux ! Pensez donc à décliner votre identité de manière civilisée devant les pauvres civils idiots que nous sommes !

A bon entendeur,
Votre bien dévouée,

Olivier Nadine Emilie Emilie - Charly Anne Nadine.



* Il va sans dire que j'ai changé le nom de cette drôle de personne...
** "Tour de Contrôle"

dimanche 17 mars 2013

Quand les clichés ont la vie dure...

Samedi, Chou et moi avons décidé d'aller faire un tour en ville pour nous promener. Afin de ne pas être pris au dépourvu le moment venu, nous discutions des cadeaux à faire pour les anniversaires à venir. Nous décidons donc d'entrer dans une sorte de carterie, afin d'y glaner quelques idées pour ces occasions.

C'est là que nous l'apercevons. En franchissant le seuil de cette boutique de cadeaux pour midinettes en goguette, nous remarquons sa silhouette massive derrière le comptoir.
Le gros monsieur moustachu nous salue. Dans un même effort tacite, nous tentons de trouver, tout au fond de nous, la force de ne pas nous consulter du regard en lui répondant, de peur que le fou-rire nous prenne...

Malgré cela, une irrépressible envie de rire montait en nous tant cette scène tenait du vaudeville : A peine avions-nous franchi le seuil que ce petit bonhomme rondouillard et rubicond, qui avait tout de notre boucher-charcutier, tentait de nous vanter les mérites de l'encens indien - qui nous embrumait déjà le cerveau rien qu'à l'entrée - ou de nous orienter plutôt vers ces magnifiques cupcakes de bain merveilleusement odorants. Comme il le dit lui-même : Il n'est pas une fille (!) et pourtant, il les adore : C'est vous dire !



Immédiatement, il nous les sort un à un pour nous les faire sentir, en nous indiquant - au cas où ça pourrait nous aider à choisir - que son parfum préféré est celui à l'orange-canelle. Et là comment vous dire... Imaginez-nous en train de penser à ce bonhomme se baignant avec du cupcake rose moussant... Et pensez sérieusement à la dose de self-contrôle qu'ils nous a fallu à ce moment-là, à Chou et à moi, pour ne pas tout bonnement éclater de rire !

Imperturbable, il jouait son rôle à la perfection en me faisant deviner les parfums, m'expliquant que c'était du beurre de karité, que ça rendait la peau très douce et que c'était tellement bien qu'il ne fallait pas tout mettre d'un coup mais bien couper le cupcake en quarts avant de s'en servir, sous peine de se transformer en savonnette à vie... "Même si c'est vrai il sera moins beau une fois coupé" (en même temps une fois fondu...) !

Il va sans dire que je n'ai pu que céder devant tant d'efforts et de charme et, souhaitant vite sortir avant de rire pour de bon, je lui ai acheté l'objet si habilement vendu, précisant que, si c'était aussi génial qu'il le prétendait, j'en offrirais à mes amies... Pour me récompenser, j'ai eu droit à la blagounette qui va bien avec le paquet cadeau (fort beau au demeurant) : "Oui mais ne leur offrez pas celui dont vous vous êtes servi hein !! Oh, faut bien rigoler vous savez !"

Bien sûr, nous avons éclaté de rire un peu trop promptement, mais que voulez-vous... Il était quand même irrésistible notre petit vendeur ! Espérons que cette huile de bain en forme de cupcake mignon sera à la hauteur de tout cela !

Vous aussi vous achetez vos cupcakes chez le boucher ?

mardi 12 mars 2013

Voyages de papier au pays des lettres et des mots


Vous êtes nombreux à remarquer que je lis beaucoup, surtout ceux d’entre vous qui lisent mon second blog consacré à mes lectures. Cela est vrai surtout l’hiver, lorsque sortir est moins attractif que de rester emmitouflées sur le canapé, avec un bon bouquin et un café. En revanche, je lis beaucoup moins l’été car je somnole entre ombre et soleil, caressée par les rayons du soleil, bercée par les feuilles qui bruissent dans le soupçon d’air frais.




Mais en attendant les beaux jours, il est vrai que cet hiver est prolifique en lectures. Pour ne pas me lasser, j’alterne les genres et les thèmes de mes lectures, ainsi que les écritures de leurs auteurs. Car lire deux romans écrits sur le même thème, avec deux plumes complètement différentes, peut tout changer : C'est le cas par exemple entre le manoir de tyneford et les haines pures, ou le détour et le jardin secret. C’est impressionnant au fond, et même assez amusant.

Ce qui est surprenant dans cette alternance, en lisant trois livres par semaine, c'est qu'elle m’oblige à m’adapter à chaque fois. Un peu comme si je faisais trois voyages en voiture avec trois conducteurs ou auteurs différents, et que je devais m’adapter à leur conduite ou écriture à chaque fois : au début ça peut être déstabilisant. Certaines conduites nous semblent familières immédiatement ; Pour d'autres, on n’est pas sûre de s’y faire mais finalement la beauté du paysage ou de l'histoire fait que l’on se met à aimer le tout, à s’habituer à l'harmonie propre de ce périple, unique à chaque fois.

Jusqu’à la fin du voyage, où l'écrivain suivant prend le relai. Et comme il n’existe pas deux personnes qui conduisent ou écrivent de la même façon, avec la même sensibilité ou tournure d'esprit, c’est à chaque fois la même surprise, le même dépaysement. Oui vraiment, la lecture est une activité passionnante à plus d’un égard ; Je vous souhaite de faire d’aussi bons voyages que moi cet hiver !

Et vous, vous avez sympathisé avec certains écrivains cet hiver, fait de beaux voyages ?

Adaptation pour blogger du thème wordpress Sakura édité par Area381.
Onee-chan ♥ Chou